

Par Sarah Remond
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Le plastique, fantastique ? Pas vraiment. Il est partout dans notre quotidien et avec lui, certaines substances dont on connaît encore mal les effets. Pour mieux comprendre à quoi nous sommes exposés, 100 habitants du territoire ont porté un bracelet en silicone pendant sept jours. Présentés ce jeudi 3 septembre 2026 à Guise, les premiers résultats ont surtout servi de support pour expliquer où se cachent ces substances et comment limiter son exposition au quotidien.
Pas besoin de blouse blanche ni de laboratoire dernier cri. Pour parler des perturbateurs endocriniens, Stéphanie Cormier, chargée de mission santé-environnement au CPIE des Pays de l’Aisne, préfère partir des objets que l’on croise tous les jours. Un ustensile de cuisine en plastique souple, un rideau de douche, des cosmétiques, des jouets ou encore certains emballages peuvent être concernés.
Depuis début juillet, 100 bracelets ont été distribués par les professionnels de santé de la CPTS des Hauts de l’Aisne. Au moment de la soirée, 78 avaient été retournés au laboratoire. Leur principe est simple : portés pendant sept jours, ces bracelets en silicone captent certains polluants présents dans l’environnement, notamment dans l’air, les poussières ou au contact de la peau. Attention toutefois à ne pas leur faire dire ce qu’ils ne disent pas. « Ce n’est pas un bilan de santé », a insisté Stéphanie Cormier. Le bracelet mesure une exposition externe, autrement dit ce à quoi une personne a été exposée dans son environnement, et non la quantité de substances présente dans son organisme. Il ne permet pas non plus d’identifier précisément l’origine d’un polluant.